éditions transhumances

auteurs

César Mouthon (1875-1925)
Originaire de Villar-sur-Boège, près d’Annemasse (Haute-Savoie), il est reçu premier à l’École fromagère de Poligny (Jura). En 1900, il lui est proposé de diriger la fruitière - coopérative laitière et fromagère - de Névache. Ayant rencontré dans ce village sa future épouse, Catherine Faure, il entreprend, confiant dans l’avenir du tourisme, de construire un hôtel, le Grand Hôtel de Névache (aujourd’hui La Découverte), 26 chambres sur 3 étages, selon les normes du Touring Club et ouvert en 1907.

Félix Neff (1797-1829)
Après avoir prêché l’Évangile dans les cantons de Genève, Neuchâtel et Berne, il effectue en 1821 un remplacement à Grenoble et à Mens en Trièves. Consacré comme pasteur en 1823 à Londres, il est nommé dans une paroisse qui va de Saint-Laurent-du-Cros en Champsaur aux vallées du Queyras et de Freissinières. Parcourant 1400 km par an et ne couchant jamais plus de cinq nuits dans le même lit, celui qui est surnommé « l’Apôtre des Hautes-Alpes » prêche le Réveil de la foi. Il s’attache particulièrement à Freissinières et à son plus haut hameau, Dormilllouse. Son œuvre n’est pas seulement religieuse mais éducative et économique. Il crée une école pour les régents de villages et enseigne les techniques agricoles (taille des arbres, fumure, irrigation). Son œuvre, popularisée par la publication de sa correspondance et plusieurs hagio-biographies, est reconnue en Suisse, en Hollande et en Angleterre. Elle est célébrée par les peintres et écrivains britanniques qui visitent, à partir des années 1830, les « vallées vaudoises. »

Maurice Pons (Né en 1927)
C’est Névache, le berceau familial, qui lui a inspiré le cadre de son roman Les Saisons (1965). Avec quelques aménagements. À une saison des pluies qui dure 18 mois succède une saison de glace qui en dure 40. On n’est pas loin de la remarque d’un habitant de cette vallée qui disait : “Il n’y a que deux saisons ; l’hiver passé et l’hiver à venir.” Dans cet univers impitoyable arrive Siméon. Il vient de loin, là où il a connu “d’abominables horreurs”. Ce n’est pas un touriste, seulement un étranger. “Ne croyez pas que je voyage pour mon plaisir. J’émigre, voilà tout.” Il est même étranger à un autre titre, sa profession d’écrivain, inutile au pays des lentilles. La nouvelle La Vallée est la préfiguration de ce roman. Mais à tous ceux qui apprécient et recherchent les histoires de “Dames blanches”, Mademoiselle B. apporte, loin du Lautaret, du Pelvoux, de quelques lacs et de ses autres hauts lieux d’apparition, des informations précieuses sur le mode de vie terrestre de la “créature”. Contrepoint des dames blanches entrevues entre deux bourrasques de neige, saisies par un pinceau de phares faiblissant, voici une dame blanche domestique, casanière même, occupée à des travaux d’aiguilles, derrière les volets de fer de sa petite maison. Chacun, à ses risques et périls, peut aller visiter la dame, énigmatique, fascinante et mortelle. Tout au long d’une œuvre rare, M. Pons a joué d’un fantastique poétique, à mi-chemin de deux mondes qui se ressemblent, comme les deux versants d’une même frontière. “Pour moi, dit-il, le fantastique ne constitue pas un univers différent du monde réel, il est une dimension autre de cette même réalité.”

Wladimir Rabinovitch (1906-1981)

Wladimir Rabinovitch - Rabi de son nom de plume - est né à Vilna, en Lituanie, en 1906. Il arrive à Paris en 1910 et devient avocat en 1930. Radié du barreau en 1940, en raison des lois de Vichy, il est réintégré en 1944, mais choisit alors la magistrature. Après quelques mois à Die, il est nommé à Briançon, où il exercera jusqu’en 1973.

Écrivain, auteur d’essais et de pièces de théâtre, critique littéraire (« Anatomie du judaïsme français », Minuit 1962 ; « Pierre Goldman, l’homme qui est entré dans la loi », La pensée sauvage 1976 ; « Un peuple de trop sur la terre ? », Presses d’aujourd’hui 1979), polémiste (dans « Le Monde » et « Esprit »), pionnier du droit de la montagne (« Les sports de montagne et le droit », Éditions techniques 1980) il a laissé un important journal et deux œuvres de fictions, « La vierge aux cravates » et « Le journal d’un juge ».

Wladimir Rabinovitch est mort en 1981 dans un accident de la route.

L.A.Rignon
Louis Auguste Rignon est né en 1848 dans une vieille famille de Montgenèvre. Il a fait dans cette commune les dernières années de la carrière d’instituteur. Il prend sa retraite en 1908.

Benjamin Vallotton (1877-1962)
Né en Suisse romande dans une grande famille protestante, il est par sa mère, Julie Baridon, attaché à Freissinières. Avant la guerre de 14-18, il est un écrivain à succès dont la notoriété dépasse les frontières helvétiques, avec notamment sa trilogie romanesque, La Moisson est grande. Dès 1924, il écrit Sur le roc, livre dans lequel il célèbre la mémoire des Vaudois persécutés. Mais c’est à partir de 1928 qu’il devient l’écrivain de la vallée, salué comme un nouveau Félix Neff. Cette année-là des inondations ravagent la vallée et Vallotton, au cours des années suivantes, multiplie conférences et écrits pour recueillir des subsides et reconstruire routes, captages d’eau, fontaines, etc.

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