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auteurs

Henri F. Albert (1920-2004)
Reçu à Polytechnique en 1939, il fait sa carrière dans le corps des Ingénieurs militaires des poudres jusqu’en 1973. À cette date, il intègre le groupe Thomson-CSF jusqu’en 1985. Parallèlement, il est élu juge consulaire au Tribunal de commerce de Paris dont il devient vice-président en 1995. Il a consacré les dernières années de sa vie à l’histoire de la famille Albert, une vieille famille briançonnaise dont il est issu, notamment François (1742-1820), avocat du roi puis procureur impérial et Aristide (1821-1903), chantre du Briançonnais.

Raphaël Blanchard (1857-1919)
En marge d’une carrière de médecin et de chercheur spécialisé dans les parasites et les maladies tropicales, il a réalisé au cours de ses séjours à Briançon - il avait épousé une fille Chancel, au temps de la splendeur de l’usine de peignage de soie de la Schappe - une série d’études intitulées L’Art populaire dans le Briançonnais. La première, Les Cadrans solaires (1895) est la première manifestation du renouveau d’intérêt pour ces œuvres modestes qui décorent l’habitat briançonnais. Il étudie par la suite la danse des épées de Pont-de-Cervières, Le Ba’Cubert (1914) et commence une longue série ambitieuse sur les peintures murales des édifices religieux, Les Péchés capitaux. que son fils Camille a poursuivie après son décès.

Charles Crozat (1888-1952)
Charles Crozat appartient à une famille de médecins. Après des études à la faculté de Lyon, il effectue son service militaire au fort de l’Olive en Briançonnais puis à l’hôpital d’Annecy. En 1914-1918, il est médecin-major dans les Ardennes, en Champagne et en Alsace. En 1919, il s’installe à Givors, où il participe à la politique locale et à la vie associative, notamment celle des Anciens Combattants. Les lettres du fort de l’Olive seront d’abord publiées dans un journal - Le cri de Givors - avant d’être reprises en volume en 1936.

Frederick Gardiner (1850-1919)
Armateur de son état, il a comptabilisé au cours de 46 saisons d’alpinisme 1200 ascensions, essentiellement dans les Alpes, mais pas seulement, puisqu’il a réalisé avec Horace Walker la première de l’Elbrouz, en 1874, et qu’il s’est approché de l’Everest en 1913. Comparé à ses contemporains, à son ami Coolidge par exemple, il a peu écrit de récits de courses ou de souvenirs. C’est une des raisons de sa moindre notoriété. Il est l’un des premiers, par défi sportif, avec ses amis Charles et Lawrence Pilkington, à pratiquer l’alpinisme « sans guide » ce qui, pour l’époque était considéré comme un « défi à la raison ».

Paul Guillaume (1842-1914)
Ordonné prêtre en 1875, il fut archiviste du département des Hautes-Alpes de 1879 à 1913. Il s’efforça d’accroître le dépôt dans l’établissement mais aussi de faciliter l’accès au archives en publiant, à partir de 1887, 15 volumes d’Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790. C’est afin de publier le plus grand nombre de documents conservés aux archives qu’il crée en 1897 les Annales des Alpes. Il fut l’un des fondateurs de la Société d’études des Hautes-Alpes.

Paul Guillemin (1847-1928)
Pionnier de l’alpinisme en haut Dauphiné, il a contribué à organiser et à former les guides de l’Oisans et à la construction d’un réseau cohérent de refuges facilitant l’accès à la haute montagne. Il est un membre important et prolifique de cette riche génération d’alpinistes et d’écrivains (Ferrand, Coolidge, etc) qui rendirent populaire la pratique de la montagne, sans la séparer de l’histoire de ses hommes et de ses vallées.

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